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La manifestation

Un cygne.
Il se pose sur le lac.

Il nage sur les flots.

Il éclaire le rivage.

Il me regarde.

Un signe invisible est venu sur l’espace.

Il resplendit.
Il irradie.
Il perce les mystères de la vie.
Il m’écoute.

Mais je ne sais pas encore parler son langage.

Un invisible.
Il marche dans la rue. Il sourit au soleil.
Il enchante l’univers. Il me dit qui je suis.

Un homme de chair est entré dans mon regard.

Il perçoit.
Il sait.
Il voit les contours de mon être.
Il me dit son amour.

Mais je ne sais pas encore recevoir son cadeau.


Un baiser.
Il touche ma joue.
Il apaise mes sens.
Il réveille mon énergie.
Il me chuchote la tendresse du présent.

Des lèvres ont parlé sur mon cœur.

Elles attendent.
Elles attendent encore.
Elles m’attendent en silence.

Et pourtant, je n’ai jamais reçu aucun appel aussi parlant…

Cet appel, c’est le plus beau de toute ma vie,
Et je ne sais pas,
Je ne sais pas vois-tu, ni voir, ni recevoir,

Je ne sais pas comment écouter, pourquoi entendre,
Je ne sais pas et je me perds dans ma frustration et mon propre silence.

Visible,
Tu es face à moi et je ne comprends pas ta réalité.

Je vois tes conquêtes et ta quête.
J’observe ton ivresse et ta sécheresse.
Je me pose face à toi, différente, incomprise, insoumise.

Vérité,
Tu es dans mes bras et je ne te ressens pas.

J’entend tes jugements et ta liturgie.
Je caresse tes cases et tes barrières.
Je m’installe face à toi, déçue, amère, ironique.

Réalité,
Tu es sous mon corps et je ne te tiens plus debout.

Je butte contre tes attentes et tes missions.
Je hais tes promesses et ta liberté.
Je tombe pour toi, défaite, détruite, déplacée.SLXLM

Monde,
Tu es comme mon tout mais je me sens si seule.

Je cherche tes regards et ton approbation.

Je respire tes airs et tes faux-semblants.
Je parcours vers toi, les chemins de l’illusion.

Qui es-tu ?
Qui suis-je ?
Je ne comprends plus.
Je ne sais plus.
J’ai beau te regarder,
J’ai beau me regarder,
Tout me paraît étranger.

Je cherche furieuse et en furie,
à retrouver ton cygne, à revoir ton invisible, à accueillir ton baiser.

Où sont-ils ?
Est-il trop tard ? Suis-je partie trop loin pour revenir à eux ? Comment les trouver ?
Tout éclaire autour de moi,
Et pourtant, je ne marche dans le noir.
Je deviens fou, je deviens folle.

Je cherche, je cherche encore à décrypter ces signes. Je ne trouve ni la vérité, ni la réalité.
Je suis devenue invisible au monde.
Je suis devenue invisible à moi-même.

Alors je me perds.

Je manifeste l’échec de mes sens et de ma mission. Je suis le cache-vérité, le pare-soleil, le paravent Qui empêchent à la compréhension de circuler. Je bloque.
Je dissimule.
Je résiste.
J’affirme ma mort.
Jusqu’à ce qu’en n, je capitule à ta manifestation… Celle de l’amour, celle de la vie.
Et je me couche à terre,
Attendant de te trouver.
Espérant en n, me retrouver.
Je t’attends

Mon enfant, écoute, écoute ce que j’ai à te dire. L’invisible n’existe pas,
Seul le choix du visible porte la révélation.

Tu cherches un sens à ta vie, Mais tu n’oses pas espérer.

Tu parcours des routes à toute vitesse, Mais tu ne lis pas les directions.

Tu critiques les êtres avec rigueur,

Mais tu t’empêches de t’accepter.

Tu veux vivre ?
Tu veux ressentir ?
Tu veux tout comprendre et tout compris…
Tu veux l’amour, l’argent, le travail, la santé, le matériel…

La liste est longue aussi je m’arrête là.
Tu veux être complet en oubliant d’être entier et d’être toi.

Car tu te refuses la seule porte d’accès à tes rêves.

Laquelle me diras-tu ?

La porte d’accès à tes rêves est

Celle de ton cœur.
Celle de ton espérance.
Celle de la plasticité de tes pensées.

Celle de tes intentions.
Celle de la vision au delà de ce que tu es.

Mon enfant, entend, regarde, goutte, touche et ressens autour de toi.

Que vois-tu maintenant ?

Je vois des signes, je vois des symboles, je vois des images.

Que comprends-tu de leur apparence ?

J’apprends à recevoir des messages qui guident peu à peu ma route.

Mon enfant, quand tu reçois des signes, des chemins,

Dis-toi toujours ceci,
Je choisis de voir ce qui est visible.
Je choisis de comprendre une vérité.

Un signe vient à toi pour manifester une vérité.
Elle est partielle si tu décides de t’arrêter à ses contours.
Elle est complète si tu prends le recul pour la laisser s’exprimer.

Alors, seulement alors, tu vivras la plénitude, la certitude, la complétude.

Je ne suis pas sûre de comprendre,

Je ne suis pas sûre de distinguer entre les mots,

Je ne suis pas sûre de savoir lire entre les lignes,

Je ne suis pas certaine d’être dans la vérité.

Mon enfant,
Je te le répète.
Il n’y a pas de vérité si ce n’est celle que tu choisis d’écrire.

Tu veux déceler les secrets de l’univers ?
Tu veux t’assurer de l’amour qu’il t’exprime ?
Tu veux servir la lumière en ton âme et ton cœur ?

Alors sois confiance.

Sois espérance.
Sois plasticité.
Sois intention.
Et surtout, soi toi-même le signe de ton destin.

Tu veux trouver la solution ? Elle n’existe pas.

Tu veux trouver le chemin et le sens,
Ils s’ouvrent à toi quand tu le décides de le faire.
Car toi seul, oui toi seul, sait la réponse aux manifestations de ce que tu perçois.

Car tu es, tu l’as deviné,
La manifestation de ton propre présent.

Vas maintenant.
Oublie l’irréalité du monde,

Dépasse les certitudes de vérité,

Combat la visibilité incomplète.

Sur ce chemin, sur ton chemin,

Deviens l’instrument des mots,
La musique des accords mélodieux,

Le goût des rires apaisants.

Sois en n, la manifestation de ce que tu attends de la vie.

Et là, seulement à cet instant-là,
Tu auras accès aux portes de ta réalité, ton visible, ton invisible…

Alors, je te le dis mon enfant,
Tout ce que tu as toujours voulu trouver,
Tout ce dont tu as toujours rêvé,
Viendra à toi dans une lumière si pure et merveilleuse

Que tu n’auras qu’à accueillir, recevoir et faire grandir.

Manifeste-toi à ton amour,
Et pour toujours, il sera dans ton cœur.

Je t’aime

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