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Coronavirus : quand c’est gratuit, c’est vous le produit

Ia Ora Na

Je fais partie des personnes qui ont été touchées par la vague de solidarité manifestée par le tout gratuit. J’ai participé à mon échelle en mettant deux livres en accès gratuit et en proposant tous les jours, un rituel énergétique pour garder la forme sur mon Facebook Live. Dans la pléthore de vidéos échangées, une vidéo m’a surprise. On voit un jeune italien surbooké par toutes les activités disponibles grâce aux réseaux sociaux en ce moment. Je me suis alors rappelée un principe de marketing. Quand c’est gratuit, c’est vous le produit. Le coronavirus nous change en produit.

Le retour de la santé publique et big laboratoires

Ils sont les héros du moment. Médecins, infirmiers, pharmaciens, personnel soignant, etc. Ils sont au bord de la crise de nerf. Ils cumulent les heures supplémentaires, font des sacrifices personnels pour leur vocation, voient leurs collègues mourir. Oubliée la crise qui sévit dans l’hôpital, objet de revendications depuis plusieurs années. Les médecins doivent répondre présents et ils le font avec courage et respect. En parallèle, dans les médias, des publicités pour les médicaments des grands laboratoires pharmaceutiques sont légion. La moindre toux, c’est la psychose. Ouf, Macron annonce d’investissements pour l’hôpital en France. On mobilise de l’armée pour ouvrir des hôpitaux de campagne. C’est le retour de la santé publique… Une bonne nouvelle ?

La conséquence indirecte de ce retour de la santé publique Est le retour à la santé chimique. Nous en avons besoin, c’est évident. Ce que je note, c’est que dans cette crise portée par les oppositions scientifiques sur les meilleures solutions de guérison, le docteur Raoult aux « positions iconoclastes » est devenue l’effigie de la rébellion … Ce qui est un rouage de l’industrie culturelle, à l’exemple de Katniss (Hunger Games 3) obligée de devenir égérie du système qui l’oppresse. En résumé, les débats de santé mobilisent et immobilisent les mêmes schémas.

Vérité, contre vérité, dénonciations, etc. où seule la science doit dicter les décisions. Peu de place accordée à la médecine douce, la psychologie et la médecine alternative (qui est déjà naturellement absente). Le coronavirus annonce la victoire du chimique quand des voies s’élevaient pour des solutions alternatives (cf le récent débat sur l’homéopathie). C’est sans compter sur la limitation des services de kiné, ostéo, psychologue, masseur qui participent à la guérison et l’équilibre de la personne.

En attendant, au supermarché, les travailleurs de l’ombre des big commerces de la malbouffe risquent leur santé. Les marchés ont été fermés, sonnant le glas de la nourriture fraîche bien meilleure alimentation. On redoute la pénurie. Certains évoquent un gâchis alimentaire avec l’impossibilité de vendre leurs produits frais. Le proverbe le dit, la santé avant tout, mais quelle santé est-on réellement en train de nous vendre ?

Le triomphe des réseaux sociaux et big data

La ruée sur les réseaux sociaux est à l’image de la pandémie. Les applications explosent. Sur le net, des publicités d’entrepreneurs qui enseignent comment devenir influenceurs. Les cours gratuits se multiplient… Et pendant ce temps là, le débat sur les données personnelles est oublié. Facebook annonce devoir renforcer ses équipes et ses serveurs. Amazon doit recruiter pour répondre aux demandes de livraison… (Vraiment ? L’information m’a ébahie. En période de confinement, nous consommons comme hier sans se soucier des livreurs ? L’économie doit continuer c’est vrai d’autant qu’ils sont étrangers !!! )

Toujours est-il que les GAFA n’ont jamais eu autant de volontaires pour leur communiquer leurs données personnelles. Une aubaine pour mieux cibler les besoins de la société ?

Personnellement, je me suis demandée à quel point nos conversations étaient utiles voire utilisées par les magnats des médias numériques. J’ai eu la réponse ce matin en partageant mon rituel. Pour couper le karma récent, j’ai utilisé une chanson de Lewis Capaldi datant de 2019. Directement, j’ai reçu un mail de Facebook m’indiquant que j’utilisais une chanson sous droit d’auteur. Je trouve ça positif pour le respect du droit mais effrayant. Big Brother was watching me. En moins de deux minutes, un logiciel a détecté l’utilisation de cette musique, qu’est-il capable de faire d’autres ? (Désolée monsieur Calpaldi, j’utilisais votre musique car j’aime beaucoup ses paroles et à des fins d’exercice de libération du karma 🙂

Nous parlons tous de la diminution de la pollution liée à la baisse de la consommation électrique, de la baisse de CO2 ou du retour de la nature. Nous oublions que l’Internet pollue ! La pollution numérique est particulièrement consommatrice en terres rares, bien plus difficile à recycler que d’autres technologies notamment issues du pétrole. Rappelons que les terres rares sont majoritairement en Chine. La Chine qui va la première sortir de cette épidémie, va retrouver le monopole de la production d’usines et des métaux rares…

http://les-terres-rares.blogspot.com/
Lire le formidable livre de Guillaume Pitron qui m’avait poussé à diminuer ma consommation numérique ! Ironique en ce moment.

L’information confuse et big fake vérité

Je suis anti-télévision. Chercheure en Sciences de l’Information et Communication, enseignante déchue et déçue par l’Université, j’ai toujours cherché à ouvrir mes étudiants aux effets inconscients de la télévision et des médias sur nos croyances. De nombreuses théories et études scientifiques le montrent ! Les médias sont anxiogènes et favorisent l’achat de biens de consommation non essentiels (formule du moment d’ailleurs). Ils focalisent notre attention sur le trio gagnant argent-sexe-pouvoir. La formule magique ? Répétition du message, images subliminales, schéma narratif identique, placement commercial, etc.

En ce moment, l’information en direct inonde ces ondes. Summum d’anxiété, maximum de consommation. Et puisqu’on est confiné, que pouvons-nous acheter ? De la malbouffe au supermarché, des médicaments à la pharmacie et des abonnements télévisions.

Soyons optimiste, avec un peu de chance, nous serons contents de retrouver notre bon vieux système de croyances à la fin du confinement. Le taux de divorces, de bébés et de démissions devraient augmenter à moins que ce soit celui des licenciements, des faillites et de dévaluation monétaire. En tous les cas, les vaches maigres nous attendent ce qui devrait être une bonne nouvelle… Ne voulions-nous pas connaître la décroissance durable ?

Le retour de la guerre et du big nation

A l’heure où nous parlons tous d’une répétition du karma, les leaders se sentent pousser des ailes. Etat d’urgence, 49/3, discours présidentiels et royaux, retour de la police dans les rues et retour de l’armée. La mobilisation est générale. Les territoires se replient, certains s’entraident comme l’Allemagne qui a porté assistance à la France et l’Italie. Les USA et la Chine annoncent leur coopération. D’autres comme en Argentine, profitent de l’occasion pour réunifier des pouvoirs séparés par les conflits.

Tous solidaires et tous en mode sauvetage économique. Les annonces de plans de sauvegarde se multiplient… Assez incroyable quand on y pense. En Polynésie, on nous annonce que l’on a raclé tous les fonds de tiroir. La guerre sanitaire amène à une autre mondialisation, celles des big nations en bankeroute, c’est beau, inspirant, redoutable. Qu’importe, l’heure est l’urgence et la communion mondiale.

Hélàs, sur les réseaux sociaux, la Chine est devenue le symbole négatif de la mondialisation et de la pollution, épicentre coupable de la pandémie. (Etrangement, je croyais que l’Occident était à l’origine de la mondialisation après deux siècles de révolutions industrielles et colonisations du monde.) Tout d’un coup, le péril jaune devient le cancer de notre société. Bientôt cette pandémie va freiner les immigrations et les mélanges si malsains entre les cultures et les peuples. La situation déplorable de « Roms » dans leurs bidonvilles en région parisienne ou l’inquiétude des favelas au Brésil signale que le coronavirus développe les inégalités sociales, sanitaires et économiques. Une aubaine pour les extrêmes…

Karma avez-vous dit ? Sommes-nous dans l’entre-deux guerres ? Symboliquement, il semble que la répétition 39-45 se faufile dans nos croyances..

Une nouvelle mondialisation ou big foncier

La mondialisation de la pandémie sonne le glas du tout industriel avec une poussée du retour à la Terre. La permaculture et les modes de vie déconnectés des systèmes de commercialisation sont les stars des réseaux sociaux. Personnellement, je trouve ça très positif sauf que je me vois confrontée à deux défis. Je suis nulle en agriculture et ça m’ennuie, puis la culture de la terre n’est-elle pas synonyme de conflits pour l’accès à la Terre comme nous l’ont enseigné les guerres de nations qui ont fait nos siècles précédents ? Espérons retourner à la Terre en manifestant un système solidaire et complémentaire…. En attendant, ceux qui conservent, fourmis du temps passé et gardiens du karma pourront survivre… Et répéter inconsciemment le système capitaliste basé sur l’accumulation par peur et instinct de survie !

Cet effondrement appelle à une nouvelle solidarité entre les peuples… Qu’on le veuille ou non, notre Planète est un Monde… La mondialisation nous apprend à dépasser nos différences. L’échec de la communication interculturelle pointée par Dominique Wolton est le défi de l’après pandémie.

Je fais partie de cette génération qui aime la mondialisation car elle m’a permis d’aller étudier aux Etats-Unis, de visiter de nombreux pays, d’avoir des amis tout autour de la Planète, de revoir les valeurs de ma société d’origine, d’apprendre à la simplicité et de dépasser les jugements lourds que nous imposons à l’autre, au temps et à l’espace. Une aubaine pour les énergies.

De l’extérieur à l’intérieur et small confinement

Dans le monde des énergies, tout le monde se félicite du confinement, à raison, nous assistons à la fin d’un monde. L’occasion de rentrer à l’intérieur et rester confinés signifie que nous accordons notre confiance à l’Esprit de l’Univers. Nous sommes nombreux à profiter de cette occasion pour penser, réfléchir, remettre en question… Nous profitons de nos familles et nos amis à distance, nous prenons le temps pour ralentir. Enfin pour certains, c’est plus dur. Le travail à distance est à gérer à la maison avec ses contraintes ; les problèmes sous jacents dans le couple ou la famille rejaillissent ; les dépendances à la drogue, au vin, à l’autre… Tout ressurgit. Energétiquement, c’est une suite logique des derniers mois qui appelaient à nettoyer et à changer. Pour le pire, pour le meilleur.

Je terminerais cette lettre à l’univers en envoyant des ondes à haute vibration pour que effectivement, ce confinement deviennent un big éveil. A ce jour, les éveillés prennent de plus en plus la parole et sont de plus en plus écoutés mais malgré tout, ils restent minoritaires et écartés des médias mainstream. Après tout n’est-ce pas normal ? Nous considérons que ce coronavirus est une belle opportunité de se connecter au chakra de la couronne et que la Terre mutte, tout simplement. Peu importe que l’Humanité survive ou non, c’est ainsi. A bon entendeur, nous sommes des fourmis et des Hommes.

Prenez soin de votre mana, gardez le big spirit 😉

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