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Maudits Medium : ces sorciers qui veulent du bien

‘Ia Ora Na,

Cela fait six mois que je fais mon « coming out de médium » et je distille au fur et à mesure dans mes cercles d’amis, professionnels ou médiatiques, l’information des capacités de médium que j’ai acquises en juillet 2016. Les réactions à ce « grand changement » sont remplies d’acceptation, de félicitations, d’étonnement… J’ai reçu des témoignages de confiance et d’amour d’une profondeur et d’une pureté bienveillante et réconfortante.

Certaines réactions sont également été teintées de peurs voire d’attaques anti-médium (c’est mon moment #discrimination ;)) A commencer par le mot « médium » dangereux et effrayant. Il serait mieux de se présenter sous le titre de « magnétiseur » ou « coupeur de feu. » En ce moment, avec le film sur Corinne Sombrun, on me conseille de m’appeler « chamane » ! Me voilà à penser ces maudits mots qui qualifieraient mon nouveau métier…

Charlatan de l’invisible ou l’intangible vérité du Médium

Le « Médium », le « Voyant », le « Chamane », le « Sorcier », le « Sourcier », le « Coupeur de feu », le « Magnétiseur », l' »Exorciste », le « Prédicateur », le « Gourou », le « Marabout » ou le « Tahu’a » (en polynésien) et la Pythie de Delphes… A croire Google Trends, il serait bon aujourd’hui, d’être « magnétiseur ». Énergéticien est peu employé, médium un peu plus mais le « magnétiseur » semble accepté par le public. Après plusieurs mois à observer les réactions quant à ma nouvelle profession, je suis revenue à l’éternel jeu des mots, leurs significations, leur trivialité (pour reprendre le concept d’Yves Jeannerêt) Force est de constater que la profession de médium souffre de nombreux maux.

Les archétypes du mauvais Gourou reprennent place contre les médium, une profession qui serait plus soumise à l’arnaque que les autres (pourrait-on le mesurer ?). La chasse aux sorcières, les sectes, l’affaire Jean de Dieu, les médiums qui parlent avec des stars décédées, les charlatans qui facturent des consultations aux prix exorbitants… Difficile de démêler les « vrais » des « faux » médium.

Certains estiment qu’une minorité de médium serait « connectée » au détriment d’une pléthore d’énergéticiens voire de diseurs de mauvaise fortune. Certains arguent que les détenteurs du don se reconnaissent car ils refusent toute forme de rémunération…. (Alan Kardec sort de corps). Dans son ouvrage Tahu’a, tohunga, kahuna, Simone Grand évoque cet héritage d’une pratique gratuite du médium ou sorcier dans la mesure où la communauté subvenait à ses besoins. La gratuité s’est ensuite transmise pour éviter la sanction de l’Etat qui condamnait la pratique de la médecine traditionnelle ou la médecine de l’invisible…

Plus profondément, ces remarques m’ont interrogé sur les compétences réelles de chacun à exercer son métier et m’ont renvoyé à une certaine hiérarchisation si propre à notre société. Beaucoup enfin, observent que les médium sont trop dans le ciel, ils sont « perchés » et seuls ceux qui exercent sous le titre de scientifique et avec une démarche scientifique se démarquent à l’image de Joe Dispenza. Quelle est la vérité du Médium ? Je me le demande à chaque soin. Si j’applique une éthique personnelle, si j’observe les changements de mon corps, si j’obtiens à chaque fois une part de vérité, cette question me hante et constitue la clé de ma profession. Qu’apportent réellement les soins à une personne ?

Mots-dits Médium, la dimension supérieure du soin

J’aime le mot « médium » au sens intermédiaire des mots et de bien d’autres dimensions… Le son, la température du corps et celle de l’environnement, les chants, les incantations, la respiration, l’état transformé de conscience tant de la personne recevant le soin que celle donnant le soin, les animaux, les mots prononcés… J’ai observé qu’à travers les images et les histoires que je reçois, une dimension supérieure, invisible et intangible exprime l’inconscient collectif tant étudié par les psychologues. En me plongeant dans le soin à l’autre, ce sont les changements de l’être qui font accéder à l’authenticité du soin et à cette partie mystérieuse de la nature humaine.

En préparant cet article, je suis tombé sur une statistique pour 2019. Plus de la moitié des employés français ont eu un arrêt de travail, 49% des jeunes de 18 à 30 ans ont eu deux arrêts de travail… Surmenage, pression financière, apparences, l’écart entre la réalité du monde du travail et le monde des émotions se creuse… Combien d’exemples pourraient attester d’un besoin de sens et d’un bien-être émotionnel différent et encore peu compris.

Dans la célèbre pyramide des besoins, Maslow souligne que le besoin de spiritualité est au dernier « étage » de la pyramide. Il semble que la civilisation occidentale se réveille à cette nouvelle dimension, privilégiée par rapport à bien d’autres régions du monde. Après des générations qui ont connu la guerre, la famine, les violences et le manque de sécurité, les dernières générations grandissent dans un monde où l’appartenance, l’estime et l’accomplissement deviennent leur quête… Les réponses d’un monde occidental encore basé sur le besoin matériel ne peut les satisfaire.

Source : https://jetudielacom.com/la-notion-de-besoins/

Peut-être que le médium répond à ce besoin en donnant une réalité tangible à ce qui semble aujourd’hui, intangible. Certains m’ont témoigné de leur gratitude car le fait d’exercer mon métier et de l’assumer leur permet à eux, d’être confirmés dans leur ressenti. Ils peuvent pleinement vivre cette intuition d’une connexion à un monde invisible que notre société refuse bien souvent de voir. La science apporte déjà de nombreuses « preuves », beaucoup de livres et études remplissent l’étagère… Aussi, je vais évoquer la dimension supérieure que j’ai apprise en devenant médium, celle de la solidarité énergétique.

Malédictions, sorts, entités… Une classification des expériences au nom de la solidarité énergétique

J’aborde dans mon dernier podcast ou Youtube vidéo, une rapide classification des conséquences des mots-dits, des lieux toxiques et des personnes miroirs qui nous renvoient à nos blessures et à ce que nous devons apprendre.

J’évoque la « solidarité énergétique », une idée simple selon laquelle nous sommes tous interdépendants y compris dans notre manière de vivre, de nettoyer les énergies, de vivre les émotions, de se libérer et d’être en conscience.

Peut-être qu’avec la solidarité énergétique nous touchons le sens profond d’aimer l’autre comme soi-même, de s’aimer en premier et en tout lieu pour mieux aimer l’autre, se guérir et guérir l’autre, sentir et ressentir la connexion à l’autre, à l’un et au tout. Peut-être que la solidarité énergétique éviterait ces liens toxiques que nous considérons comme part de nous-même puisque l’ombre est lumière. Elle ferait exister sans pour autant faire co-exister…

Peut-être alors que la solidarité énergétique ferait accéder à l’acceptation de cette force supérieure à nous qui nous aime et nous guide avec bienveillance tout en respectant notre liberté d’être, notre libre arbitre, notre temps de corps « ici et maintenant ». Peut-être alors, comprendrons-nous que les medium font simplement leur travail… Ils mettent en visibilité des messages, ils interviennent entre deux mondes et sont tout simplement, des sorciers qui veulent du bien 🙂

A méditer, cette réflexion ne fait que commencer !

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