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D’âme à âme – Chapitre 1

Ia Ora Na

Après un passage ressourçant à New York et dans le Connecticut, je me dis que je partagerais le livre « Âme à âme », une manière de préparer l’atelier du 11/11 sur les âmes jumelles.

A bientôt pour + d’infos !

Bonne lecture,

Première partie

Prélude

Madeleine se réveilla en sursaut. Où était-elle ? Quelle était cette pièce où elle s’était endormie ? Pourquoi suait-elle ? Pourquoi son cœur battait-il si fort ? Et surtout, pourquoi avait-elle si peur ? Elle grelotta de froid en sentant une goutte d’eau perler sur son visage. Elle avait si chaud, elle avait si froid et elle avait si peur.

Un instant, une lumière.

Madeleine regarda autour d’elle, hagarde, elle avait l’impression de flotter.

Madeleine n’avait aucune conscience de l’endroit où elle était, elle sentait seulement de la lumière autour d’elle comme si elle était enveloppée par une couverture chaude et réconfortante. Son corps se mêlait à cette sensation de bien-être. Au loin, elle entendit une voix qui l’appela. Elle n’y prêta pas attention, trop préoccupée à apprécier la douceur qui se propageait dans ses membres. Tout était si beau.

« Madeleine », répéta la voix.

Madeleine releva sa tête, un rayon flamboyant remplit ses yeux et son être se confondit avec la lumière irradiante.

Chapitre 1 : L’escalier 2

Automne

Josh passa rapidement la voiture. Il poussa sur le poignet et accéléra en rugissant avec le moteur rutilant de sa Zéna, sa moto hybride superpuissante.

« La seule vraie femme de ma vie », pensa lascivement le quadragénaire plutôt beau gosse. Ereinté par une journée en enfer, Josh arborait cette attitude nonchalante, blasé de tout et ayant tout vécu. Quand il se retrouvait au milieu du trafic new-yorkais, il reprenait ses atours de bad-boy blessé par la vie. Sa journée avait été si triste, à nouveau… Chevaucher sa moto, l’entendre mugir, dépasser tous ces abrutis confinés dans leurs voitures, étaient bien les seuls plaisirs que Josh pouvait encore éprouver dans son quotidien vide et morbide. Le feu passa au vert et Josh se précipita sur l’avenue où il slaloma sans vergogne ni considération pour les automobilistes ou les piétons. À la tombée de la nuit, Josh aimait se rejouer le film de ses flâneries motorisées, drogué par l’adrénaline et ensorcelé par les lumières évasives des rues, la carrosserie brillante du trafic et les visages furtifs dont il entrapercevait les silhouettes et les expressions. Tout paraissait vide autour de lui, seul le bruit de son moteur ronronnant importait. Conjugués à la sensation de la route et de l’air flirtant avec lui, ses « wild ride » en moto constituaient la touche bonheur de son quotidien.

Josh roulait à toute vitesse pour rejoindre l’appartement de luxe de sa mère situé sur la Fifth Avenue dans le très chic Upper East side de la Big Apple. Josh rentrait de son travail rempli des notes de musique discordantes de son orchestre et des sarcasmes de son violoncelliste égocentrique. Il était las et les derniers jours n’avaient pas embelli sa mélancolie. Il soupira en dépassant sauvagement les taxis qui ne se privèrent pas de le klaxonner. Il soupira sa colère, il devait voir sa mère, il devait résister. Il arrêta sa moto et descendit avec désinvolture. Michel, le gardien de l’immeuble, se précipita pour l’accueillir. Josh échangea quelques mots avant de lui laisser sa Zéna. Un instant, il regarda le vieux concierge tenir celle qui était sa dernière source de plaisir. Il lui adressa un signe discret, son cœur se serra quelques secondes puis le mouvement de la porte le détacha de ses pensées, Josh s’avança, le pas décidé vers l’ascenseur. Il arriva en trombe dans le duplex illuminé de sa mère. Il cria pour signaler son arrivée puis récupéra le courrier qu’il lui était adressé.

Comme à son habitude, celle qu’il appelait « la régente » préparait son entrée. En attendant que sa mère daigne s’afficher, Josh observa le décorum de l’appartement baroque et outrancier. Il y avait de l’argent sur chaque détail, que ce soit les lustres en verre de Verano, les rideaux dessinés par les plus grands couturiers, les tapis persans et les tableaux de maîtres. Sa mère affichait la richesse de son troisième mari avec une outrecuidance vulgaire et gênante. Sa mère, cette fille des îles que son père avait rencontré à Bora Bora, était devenue la parfaite pervenche new-yorkaise. Abonnée aux ragots de Park Avenue et de la clique fréquentant l’Upper East side, elle s’engonçait dans des apparences que Josh ne supportait plus. Que faisait-il encore ici ? Pourquoi n’était-il pas directement allé à son appartement ?

« Tu te dégonfles, petit soldat ? » Lui souffla la voix de son ego. Josh repoussa l’insulte et vociféra bruyamment à l’adresse de sa mère, il ne pouvait plus attendre que la matriarche caractérielle se décide à sortir de son boudoir.

« Josh, ne crie pas, hurla à son tour Ana vêtue d’une élégante robe en soie verte et de boucles d’oreilles en émeraude. Elle désigna les bijoux vraisemblablement nouveaux et Josh remarqua une nouvelle bague où trônait une émeraude surdimensionnée cerclée de diamants.

  • Qu’en penses-tu ?
  • Très beau, abrégea Josh qui n’avait pas le coeur à s’extasier devant ces pierres.

Josh soupira intérieurement contre cette richesse et cette apparence que sa mère cultivait en toutes circonstances, il abhorrait ce matérialisme creux et hypocrite. La femme qui l’avait mise au monde lui adressa un baiser poudré et distant, à son habitude. Josh soupira à nouveau, il ne se souvenait plus de la dernière fois où sa mère l’avait serré dans ses bras, vraiment serré dans les bras… Josh se demanda si sa mère ne l’avait jamais câliné quand il était enfant. Ses souvenirs étaient emprunts de distance, de faux-semblants et de non-dits si nombreux que les intestins de Josh se compressèrent, il refoula une envie soudaine de vomir.

  • Qu’est-ce que tu veux ? somma Josh avec impatience se concentrant sur sa respiration.
  • Modère ton agacement, je suis ta mère, je te rappelle.
  • « Mère », tu m’as appelé trois fois au travail, tu as pratiquement harcelé ma secrétaire, ne me dis pas que c’est pour me montrer ta nouvelle robe de chez Gucci.
  • Dolce et Gabana, s’il te plait, révise tes classiques.
  • Maman ! fronça Josh.
  • Je t’ai demandé de venir au sujet de… ton Eva.
  • Hein ? Encore ! Maman, ça fait plusieurs mois maintenant… Ce n’est plus « mon » Eva !

Josh grinça des dents en retenant sa colère, sa mère ne pouvait s’empêcher de s’immiscer dans sa vie amoureuse.

  • Plus ton Eva ? Une femme avec qui tu as failli avoir un enfant ? Tu ne vas pas me dire que t’es séparé pour de bon cette fois-ci ? Vos séparations sont plus fréquentes que vos réunions.
  • Maman… Je t’ai dit que nous étions séparés définitivement, nous avons passé le point de non-retour.
  • Pour de bon ? C’était quoi … ta compagne pendant six années consécutives ?
  • Sept années, mon record de longévité, corrigea cyniquement Josh. Et oui, nous sommes séparés pour de bon, merci pour ta compassion. Je te l’ai dit il y a… ça fait des semaines maintenant, s’agaça-t-il.
  • Sept années dis-tu ? Sa mère arbora une expression malicieuse. Mais, moi je comptais les années d’infidélités… le compte est bon, mon chéri. Sur sept années, je suis certaine d’obtenir six années de flirts, d’escapades et d’infidélités en tout genre, pas vrai mon Don Juan d’amour ? Tu es et tu resteras toujours un coureur de jupon, comme ton père ! Sa mère éclata dans un rire faux et moqueur. Josh ne réagit pas à la cruauté de sa mère et garda une expression indifférente sur son visage. Mais au moins tu as été plus résistant que ton père ! Je ne suis pas sûre qu’il ait su rester fidèle plus d’une semaine… ton père ! Alors une année…
  • Maman, si tu m’as appelé pour me refaire le livre des doléances contre papa, excuse-moi, mais je m’en vais !
  • Oh, un peu d’humour Josh ! Voyons ! Ce que tu es sérieux tout d’un coup ! Je sais très bien que tu n’aimais pas ton Eva. Tu n’as jamais été amoureux, mon pauvre chéri… Comment le pourrais-tu ? Ton père est un don juan et je suis une poupée vénale et intéressée ! Ana explosa de rires, Josh ressentit une danse macabre envahir son cœur. Depuis l’âge de ses 6 ans, sa mère lui avait répété les mêmes reproches… Ceux que son père lui avait criés alors qu’ils se disputaient dans le salon, au vue des invités. Sa mère n’avait jamais supporté qu’il la traite de femme vénale devant sa famille et leurs proches.
  • Bien. Je m’en vais.
  • Attends ! Ana retint son fils par le bras. Eva ne m’a pas rendu ma broche Hermès, celle qui dessinait un papillon avec un scarabée en rubis !
  • Sérieusement maman ?
  • Oui, tu sais… C’était un modèle unique. Je mettais cette broche chaque année pour Thanksgiving.
  • Maman, je ne t’ai jamais vu avec cette broche sauf peut-être les deux jours après que tu l’aies achetée.
  • Josh ! Tu exagères ! Tu as si peu le sens du détail… Pas étonnant que les femmes te quittent. Tu as beau les attirer comme le miel avec les abeilles, tu ne sais vraiment pas t’intéresser aux femmes… Si tu n’es même pas capable de percevoir ce qui fait les détails de la beauté de ta mère…
  • Maman, c’est bon. On peut avoir une conversation de plus de dix secondes sans mentionner ton ego blessé, s’il te plait.
  • Josh ! Je veux récupérer ma broche !
  • Maman, laisse tomber ! Je ne vais pas la récupérer juste pour flatter ton ego… Tu en as des dizaines de broches. Je te la rembourserai ok ? Josh se dirigea vers la porte d’entrée, il était partagé par l’aigreur, le dépit et une dépression profonde.
  • Josh, tu ne comprends pas, c’est un modèle unique de…
  • Maman, c’est toi qui ne comprends pas! J’en ai rien à foutre de ta broche de chez Hermès. Je viens de passer une journée de merde ! J’ai foiré l’audition de ma composition, Tevai refuse de passer les vacances avec moi, je me suis engueulé avec Eva qui veut garder Lana… Tu crois vraiment que j’ai envie de me battre pour une broche ?
  • La garde de Lana… C’est une chienne ! Depuis quand on se dispute pour la garde d’un chien ? C’est ridicule !
  • C’est mon bébé maman !
  • Pas étonnant que Tevai préfère la compagnie de sa mère à la tienne, tu lui préfères un retriever noir de 2 ans !
  • Ça suffit. Je ne vais pas avoir cette discussion avec toi. Dis-moi combien ta broche coûte, je te la rembourserai, fin de la discussion !
  • Très bien, concéda finalement sa mère apeurée par l’attitude démesurément violente de son fils. Est-ce que tu restes… Tu sais, John organise un concert privé.
  • Non, j’ai d’autres choses à faire..
  • Pourtant, il y aura Mary, je voulais…
  • Maman, je suis fatigué, je n’ai… Je m’en vais ! »

Josh sortit en trombe sans écouter les paroles creuses de sa mère. Il claqua la porte avec force et se trouva face à l’ascenseur, protestant contre l’attitude juvénile et égoïste de sa mère. Josh qui d’ordinaire n’arrivait pas à accepter la vénalité de sa mère, se résolut à admettre l’évidence, sa mère n’était pas décidée à lui donner l’amour qu’il cherchait en elle. Une force destructrice s’empara de lui, il aurait aimé tout casser. Pourquoi sa mère était-elle avide ? Sa beauté physique refaite par le botox et les crèmes de marque n’arrivait pas à lui ôter l’aigreur de son corps et de son caractère. Il serra ses deux poings en observant le mur. Il pensa à Eva, son ex-compagne. « Le même modèle que sa mère.… » Pourquoi n’avait-il jamais su aimer des femmes ? Il le savait désormais. Elles ressemblaient toutes à cette mère qu’il ne pouvait s’empêcher d’aimer… Cette mère intolérante et détachée. Il eut un geste en direction du mur et le réprima aussitôt en baissant la tête.

« Cela ne sert plus à rien désormais. » Il acquiesça à la paroi et imagina que Eva se tenait face à lui, il cracha avec hargne. Sa salive habilla la tapisserie en velours rouge des escaliers, ce qui amusa Josh… Il eut la sensation d’être un gamin. Il s’attarda sur le panneau doré « Escalier 2 » et s’aperçut qu’il s’était pratiquement décollé. Un instant, il voulut taper contre la petite pancarte et se ravisa. Il arracha le cartel en métal avec une certaine délectation et s’amusa de son trophée.

« L’escalier numéro deux, car il faut toujours être deux, pas vrai ? » Le morceau de fer brillant étincela dans son regard comme si l’objet lui répondait. Il hocha la tête. Avec ce simple geste, il retrouva une lueur de vie et se décida à continuer son chemin. Il se rappela sa décision. Il ne devait pas se détourner de son objectif. Josh le savait, il était l’heure de retourner dans son appartement.

Il regarda la porte dorée de l’ascenseur et se ravisa d’appuyer sur le bouton. Il se décida à descendre à pied à toute vitesse, Josh fulminait. Il avait l’esprit tellement préoccupé par sa colère qu’il ne remarqua pas la présence d’une jeune femme qui montait. Il la bouscula avec violence.

« Hé ! avertit-elle propulsée contre la rambarde.

Josh se tourna vers elle, ses yeux étaient rouges, il était à deux doigts d’exploser. Aveuglé par la noirceur de son âme, il regarda évasivement la jeune femme, il eut l’impression qu’elle était un ange tant elle illumina sa peine.

  • Excusez-moi, je ne vous avais pas vu. Il eut un signe de la main et continua sa course effrénée.

La voix de la jeune femme l’appela mais Josh n’entendit pas. Il rejoignit le patio intérieur et passa dans le premier bâtiment de la résidence. Il monta les escaliers en respirant lourdement pour calmer ses émotions. Un instant, il s’arrêta. Il eut comme l’impression de voir le visage de la jeune femme se dessiner. Il ne l’avait pas vu, aveuglé par ses pensées, et désormais, ses traits apparaissaient à sa mémoire. Elle avait des cheveux fins, légèrement ondulés. Ses joues étaient roses sur une peau blanche fragile et de grands yeux verts profonds. Elle illuminait une sorte d’aura rose imprégnée d’une douceur tendre. Josh secoua sa tête, il avait l’impression d’avoir halluciné, cette jeune femme devait être un ange et il avait dû rêver sa présence. Josh n’en était pas à sa première vision anormale. Ces derniers jours, il s’était habitué à percevoir des choses inhabituelles comme si des voix, des présences s’adressaient à lui… Il savait ce qu’elles lui demandaient. Il souffla et reprit sa marche d’un pas décidé. Il était temps.

Josh poussa la porte de son appartement, il était concentré et résolu. Quand il retira sa veste en cuir et déposa son trophée dérobé à l’escalier numéro 2, il était déjà dans un autre état… Son cœur résidait dans un trop plein d’émotions ressassées depuis de nombreuses années. Il se répétait des sons mélancoliques formant une sorte de composition difforme mélangeant les notes des plus belles symphonies de Mozart et Beethoven avec du ukulélé, des maracas et des bruits de bidons argentés. Il n’entendait plus les voitures, il n’écoutait plus les mouvements de son appartement silencieux, il était branché sur la musique de sa respiration, calme et perturbée.

Josh avait placé une chaise au milieu de la salle sous l’emplacement d’un lustre multicolore qu’il avait fait retirer quelques jours plus tôt. A la place de l’œuvre d’artiste qui valait plusieurs milliers de dollars, Josh avait placé une corde classique à quelques dollars le mètre. Un sourire amer apparut sur son visage, les images de la préparation du nœud lui revinrent. Jamais il ne s’était douté de la difficulté de faire un nœud suffisamment solide pour supporter le poids d’un homme de 88 kilos. Josh saisit le cordage et observa quelques secondes ce cercle formé par la corde, son destin reposait dans ces morceaux de câbles tressés en fibres d’origine naturelle. Il contempla les détails du coton, de la sisal, les entrelacs entre les torons… Jamais rien ne lui parut aussi beau que cet assemblage savant.

« Ne me laisse pas tomber. Ne me laisse pas tomber, répéta Josh fébrilement. Je ne veux pas tomber, je veux voler. »

Josh monta sur la chaise et passa la corde autour de son cou. Il respirait lourdement, le rythme de son cœur s’accéléra, la tension montait dans ses poignets et ses pieds, son pouls sortait de son cou. Il pensa à Tevai et Téa… Ses deux enfants. Il pensa à Babou et Lana, ses deux chiennes. A son père et sa belle-mère, la formidable Nada. Deux… Toujours des paires, et lui seul qui ne semblait jamais se satisfaire des compagnes qu’il avait connues dans sa vie. Il n’avait plus le temps de penser à tout cela. Il avait prévu chaque détail.

Il prit le portable qu’il avait gardé dans sa poche de pantalon et appuya sur la playlist qu’il avait préparée. S’il devait se suicider, il voulait le faire avec élégance… avec Rachmaninov en guise de dernier morceau. Pour Josh, le compositeur russe était le seul dont les mélodies résonnait au plus profond de ses entrailles d. Les notes du Concerto numéro 2 entonnèrent son morceau préféré, l’adagio interprété par le célèbre pianiste lui-même. Il se laissa porter par les premières notes avec délice. Josh avait tant de fois joué, rejoué, écouté et réécouté cette composition divine, lui qui était de nature si obsessionnelle. Il avait toujours voulu, toujours conquis, toujours su. En cet instant, il savait. Il savait. Il était temps d’arrêter sa course folle, d’en finir avec la conquête et d’ignorer la fuite de sa vie gâchée.

Josh lâcha le portable. Quand l’appareil se fracassa sur le sol, la chaise avait basculé dans le vide. La corde saisit son cou. La douleur envahit ses tempes, son cou résista et Josh comprit qu’il allait rester encore en vie le temps que son corps suffoque avec l’arrêt de sa respiration. Il essaya de repasser tous les moments heureux de sa vie… La naissance de Tevai, le parc où il aimait jouer, les répétitions de musique, les mains de Téa sur son piano, le sourire d’Eva, la fidélité affectueuse de Badou, la spontanéité folle de Lana… Il y avait tant de sourires, tant de minutes à se remémorer, mais rien de tout ça n’eut lieu. Josh perdit le contrôle sur ses pensées, sur son égo, sur son corps. Son âme parla à sa place. Dans un rayon de lumière, Josh ne réussit à voir qu’une chose, le visage de cette jeune femme, cet ange qu’il avait croisé dans l’escalier quelques minutes plus tôt.

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