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Comprendre les entre deux

Ia Ora Na

Me voilà à la fin d’un entre-deux avec une porte qui se ferme et un entre-deux qui se termine. Pendant une quinzaine de jours, j’ai vécu un entre-deux au goût de déjà-vu qui m’a amené à réfléchir à ces périodes de transit, entre deux ports, ou plutôt deux aéroports pour être exacte 😉

J’ai l’impression d’être un « entre-deux » permanent : je suis un être entre deux maisons, entre deux chats 😉 entre deux pays, entre deux identités (voire plusieurs), entre deux jobs, entre deux bipolarités, et un entre-deux car un intermédiaire de messages et de guérison qui fait ma pratique de médium. Tout bien considéré, peut-on comprendre cet entre-deux perpétuel que forment les aléas, les chemins et les expériences de la vie ?

De la contiguïté de l’entre-deux fondamental

Notre vie est un entre-deux. Nous voguons de la naissance à la mort dans cet entre-deux qu’est la vie. Nous vivons l’ entre-deux quotidien du passé nostalgique et du futur créateur, l’un s’épaissit avec la mémoire, l’autre s’amaigrit avec le temps qui passe. Dans cet entre deux négociations, nous espérons réparer le passé et construire le futur.

Plus profond encore, entre deux sens et essence, nous nous interrogeons sur le pourquoi de notre vie. Nous avons été jusqu’à penser la réincarnation, un entre « deux vies » offrant la rédemption. Dans les possibles allers-retours offerts par le karma, la liberté d’apprendre et du destin d’apprenti forment un entre-deux de l’ordre de la foi, une conviction pourtant remplie de points d’interrogation. Enfin, nous comprenons l’Univers comme un entre-deux infiniment grand et infiniment petit, uni par une et seule loi que serait la Source, le Divin tout puissant ou l’émotion d’Amour salvatrice.

Nous vivons l’entre-deux perpétuel. A l’image du fleuve d’Héraclite, l’ entre-deux nous baigne dans le chaos d’être impermanent condamné aux déséquilibres, à la résurrection perpétuelle, à la quête d’un soi jamais atteint car toujours… Entre deux portes.

L’ entre-deux dans son champs des possibles ramène bien souvent à l’impossible gestion des émotions générée par l’entre deux.

L’ambiguïté émotionnelle ou la fatigue d’être entre-deux

Longtemps, je me suis demandée pourquoi les hommes et les femmes avaient besoin de sécurité. Un travail, un statut, une maison, une famille, une voiture… Une série de choses, une collection d’attributs à mes yeux d’éternelle croqueuse de liberté, d’indépendance et d’identité. Pourtant, longtemps, j’ai cherché l’âme sœur, synonyme pour moi, de l’amour pré-destiné. Si nous avions un amour prédestiné, n’était-ce pas une garantie contre la séparation douloureuse et la mort arbitraire d’un être aimé ?

Nous avons besoin d’être « deux » pour vivre notre entre-deux originel à deux… Nous avons besoin de danser le tempo de l’univers avec cet autre qui nous relie et nous comprend dans le déséquilibre perpétuel d’être. Nous avons besoin de se sentir « un » et « unis » sur le chemin de l’entre-deux originel. Connaître l’unité de sensations, d’attentes, d’amour avec l’autre n’est-ce pas s’offrir un havre de paix ?

Longtemps je me suis demandée pourquoi les hommes et les femmes faisaient des enfants. Avec mon penchant rebelle anticonformiste, je concluais par la fuite face à l’ennui histoire de passer le temps avant la mort. Depuis que je suis medium, j’ai un peu changé d’avis (même beaucoup heureusement ! 🙂

L’enfant nous relie à l’émotion pure. Quand il s’agit de la colère, c’est évidemment un peu dur à vivre. Quand c’est le rire, l’émerveillement, l’admiration, l’amour… Que ces moments sont beaux ! Les animaux apportent cette même reliance. Que j’aime voir mon chat dormir, regarder les oiseaux ou jouer. Son émotion pure me relie à sa perception d’un temps présent, d’un temps « un » sans entre-deux. L’ entre-deux est une fatigue émotionnelle puissante car il nous renvoie à notre condition fondamentale d’être mortel… Et immortel. Dans ce tourbillon d’entre deux êtres, nous projetons l’ entre-deux d’être-âme.

Entre deux âmes ou la torture karmique et la bénédiction énergétique

Longtemps j’ai cherché le Prince charmant… En énergie, cela peut s’appeler un compagnon d’âme, une âme sœur, une âme jumelle ou encore, un complément divin. Beaucoup cherchent l’amour avec un grand A, celui qui serait offert par le couple. Il est toujours difficile de trouver les mots justes quand une personne vit l’entre-deux amoureux. Entre deux relations, entre deux espoirs et désespoirs, entre deux attentes et lâcher prise, entre deux contrats d’âme et expression de la liberté d’être soi.

En devenant medium, j’ai compris qu’il m’avait été donné de vivre différents types de relations et d’expérimenter les différentes fréquences que ces liens font vivre.

Avec le lien de compagnon d’âme, la fréquence est de l’ordre de l’apaisement des blessures superficielles et accompagne le fait d’être entre-deux. Sur mon parcours de vie, cette relation m’empêchait de révéler ma médiumnité qui avait besoin d’un nettoyage profond de mes blessures.

Le lien d’âme sœur est plus fort, plus intense. Il révèle une fusion autour du chemin de vie. Tel un frère, telle un sœur, il nous connait, il vient de la même famille. J’ai vécu une très belle relation avec une âme sœur qui m’a libéré. Elle m’a fait comprendre le contrat d’âme notamment celui que j’avais passé avec ma sœur de sang qui est aussi une âme sœur, c’est-à-dire que nous appartenons à la même famille d’âme et nous sommes venues réparer une dette en nous incarnant dans la même famille de sang. Avec ma sœur, j’ai compris le lien de la famille à deux niveaux, le sang et l’âme, une manière de vivre l’unité de ce lien.

Le lien de la flamme jumelle est nucléaire. Il envoie dans les tréfonds de ses origines atomiques. C’est comme ouvrir la boite de Pandore et s’offrir un remue-ménage version ultra accélérée pour nettoyer, assainir les cellules d’information ou l’ADN. Objectivement, cette relation est une torture mentale car elle vous renvoie à vos dépendances et vos ombres. Elle est une bénédiction car elle nettoie profondément. Elle vide pour remplir à nouveau. C’est comme effacer puis télécharger un nouveau programme. Cette relation balaie la toute puissance que nous accordons à l’autre et à nous même. Elle nous centre et nous recentre avec un objectif : atteindre notre unité fondamentale.

Chercher entre deux âmes la complétude revient à poser qui nous sommes. Un et deux, nous sommes deux corps de l’être et un entre-deux d’une seule âme. A travers les liens énergétiques que l’on peut tisser avec l’autre, nous mesurons la puissance de notre liberté d’être et la puissance de l’univers et des contrats d’âmes. Nous cherchons la fusion nucléaire pure, le retour moléculaire à notre origine pour vivre « un » à « deux ».

Entre deux, retrouver la fusion, vivre l’union

Derrière ces rencontres se tissent l’envie de la fusion… Symbolisé par la gémellité. Le syndrome du jumeau est très fréquent, il revient à vivre et chercher la fusion avec l’autre. Des recherches ont montré que beaucoup de personnes avaient eu un jumeau au stade embryonnaire qui est mort pendant les deux premiers mois de grossesse. Ce manque originel structure une quête effrénée de l’amour de l’autre conduisant à la dépendance, la souffrance et beaucoup d’inaccompli. Inconsciemment, nous voulons éradiquer la solitude en projetant cet autre qui viendrait du même œuf que nous… Nous cherchons à partager notre entre-deux originel. Si nous partageons la même origine, nous expérimentons cette compréhension innée. L’autre serait capable de nous comprendre instantanément… Cet autre vibre avec nous, symbole de fusion atomique, télépathie et loi de la manifestation.

Le jumeau d’âme est un entre-deux puissant qui nous renvoie à l’unité énergétique. Fini l’entre-deux, bonjour l‘uni-vers… D’un mythe et d’une expérience de l’entre deux êtres, la fusion originelle fait accéder l’explosion nucléaire, celle qui renouvelle l’atome en fusion. En bref, avec le jumeau d’âme, nous cherchons et vivons la fréquence vibratoire de l’union, une et universelle.

Tout ceci ouvre au lien du complément divin, instantané, présent, unique et partout à la foi. Le complément divin, c’est ce moment où l’autre vous offre sa force divine. Et vous voilà relié à tout et à rien, à l’entre-deux sans temps, ni espace. Ce moment aboutit à être Un et observer ses entre-deux êtres… Fort et vulnérable dans le flot de la discontinuité de l’eau, le souffle de l’air, le feu de soi et la terre de l’être, le complément divin revient à se compléter en soi et avec chaque autre. Il est unité. Il fait réfléchir sur cette sensation d’être entier seul et par soi-même, sans entre-deux.

Dans cet entre-deux fini et abouti, vide et plein, l’unité offre une Terre, une Maison, un Havre de Paix et surtout, un regard sur les observations multiples qui font le quotidien de la vie pour intégrer la mort que chaque jour et chaque nuit nous apportent. Et dans cet entre-deux, un instant permanent surgi tel à cette seconde de vide qui intensifie la méditation?

En m’endormant ce soir, je regarderai mon chat qui remue car il rêve, je serai Un entre-deux… Âme et corps, Femme et illusion, Doute et espoirs unis par une conviction, la gratitude d’être.

D’âme à âme,

Céline

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